La météo ne va pas se calmer tout de suite. Après une très courte pause anticyclonique attendue en tout début de semaine prochaine, de nouvelles perturbations atlantiques devraient déferler sur la France entre fin février et début mars, avec un risque d'inondations qui reste bien présent. Une amélioration est envisagée courant mars, mais les modèles restent très hésitants — mieux vaut ne pas trop y compter pour l'instant.
Semaine du 23 février au 1er mars : attention aux crues
Un
flux de sud devrait installer un anticyclone en début de semaine, avec un temps calme et des températures qui rappelleront le printemps, surtout dans les régions méridionales. Quelques jours agréables donc — mais la parenthèse sera courte.
Dès la deuxième partie de la semaine, des
perturbations atlantiques en
flux d'ouest reprendront leur défilé sur la France. Les pluies seront à nouveau abondantes, et le
risque d'inondations reste élevé dans plusieurs bassins versants déjà saturés d'eau. Le
Vigicrues sera à surveiller de près pour les cours d'eau les plus vulnérables.
En montagne, la situation mérite toute votre attention :
- La neige pourrait tomber en quantités importantes au-dessus de 1 500 à 2 000 mètres
- Le risque d'avalanche restera très fort sur l'ensemble du massif alpin et pyrénéen
Si vous avez prévu un séjour à la neige pour les derniers jours de février, renseignez-vous auprès des services de prévision du
Bulletin de Risque d'Avalanche (BRA) avant de chausser les skis.
Début mars : le nord sous les perturbations, le sud-est préservé ?
Semaine du 2 au 8 mars
Les modèles météo divergent encore pas mal pour cette période, ce qui rend tout pronostic précis hasardeux. La tendance la plus probable reste un enchaînement de
fronts dépressionnaires sur la moitié nord du pays. Le
nord-ouest de la France —
Bretagne,
Normandie,
Hauts-de-France — devrait rester sous l'influence directe des dépressions atlantiques.
Le
sud-est, en revanche, pourrait être partiellement épargné. L'anticyclone se positionnerait vers la
péninsule Ibérique et le nord du Maghreb, créant un bouclier relatif pour les régions méditerranéennes. Les températures devraient revenir proches des normales saisonnières, après les excédents de janvier et février.
Semaine du 9 au 15 mars
C'est là que les choses deviennent vraiment incertaines. Plusieurs scénarios coexistent sur les modèles de prévision :
- Scénario optimiste : l'anticyclone se renforce sur l'Europe occidentale, avec un temps calme et sec sur la majeure partie du pays
- Scénario moins favorable : les dépressions, cantonnées aux îles Britanniques, débordent vers le sud et relancent un épisode perturbé sur la France
La frontière entre ces deux scénarios est très fine. Un simple décalage de quelques centaines de kilomètres dans la position du jet stream suffit à basculer d'un temps printanier à un nouveau cycle pluvieux. C'est là toute la difficulté des tendances à plus de dix jours.
Mi-mars : une accalmie durable, vraiment ?
Pour la
semaine du 16 au 22 mars, les modèles penchent vers un maintien de l'anticyclone sur l'Europe. Si ce scénario se confirme, la France connaîtra enfin plusieurs jours consécutifs sans pluie significative — ce qui n'est pas arrivé souvent cet hiver.
Les températures remonteraient légèrement, sans atteindre des valeurs vraiment printanières. Les perturbations continueraient de circuler vers les îles Britanniques et l'Allemagne, avec un risque qu'elles débordent sur le nord de la France lors des épisodes les plus actifs.
Soyons honnêtes : à cette échéance, la fiabilité des prévisions est très limitée. La
tendance à 4 semaines de La Chaîne Météo est mise à jour chaque jeudi, et les scénarios peuvent changer de manière significative d'une semaine à l'autre. Si vous planifiez un événement en plein air pour la mi-mars, attendez encore quelques jours avant de vous faire une idée plus claire.
Ce qui est sûr, c'est que
mars 2026 s'annonce comme un mois de transition entre un hiver atlantique très actif et un printemps qui cherche encore sa place.